Togo: la culture sur le banc de touche

Ça nous arrive à tous! Parfois on en a marre et on pousse un coup de gueule. Le mépris de la culture au Togo, ça suffit!

Au lendemain de la journée internationale de la Francophonie, j’ai envie de pousser un coup de gueule contre le mépris total pour la chose culturelle dans mon pays le Togo. La culture c’est l’âme d’un peuple, mais au Togo, on semble royalement l’ignorer. C’est surtout le ministre de la culture en lui-même qui est une plaie pour la politique culturelle inexistante du Togo.

Il suffit de chercher les réalisations du ministère de la Culture sous Me Yacoubou Hamadou, pour comprendre que ce n’est pas demain la veille que la chose culturelle va être mise en avant au Togo. Je ne dis pas que ceux qui l’ont précédé ont été meilleurs. Mais on dirait que notre ministre de la culture se plait dans l’inactivité et n’entreprend rien pour sortir de sa léthargie.

Les exemples sont légions pour illustrer son désintéressement pour la chose culturelle. Les artistes togolais ne vivent pas de leur travail. Et le manque d’initiatives dans le domaine est flagrant parce que Yacoubou Hamadou n’a même pas été capable de mettre en marche le Fond d’aide à la culture, pourtant crée par le décret présidentiel n°2009-291/PR du 30 décembre 2009. Ce fond aurait pu apporter aux artistes togolais une source de financement et une reconnaissance nationale. Mais non, le décret dort tranquillement dans un dossier sur son bureau.

Pourtant le Togo n’est pas un pays sans culture. Sinon, nous ne compterions pas de grands noms de la Littérature francophone comme Kossi Efoui, Kangni Alem, Edem Awoumey, Sami Tchak… Ou encore de jeunes espoirs comme Kokoè Essenam Kouevi, David Kpelly… La liste est longue.

Même les accords de Florence, qui garantissent l’accès des livres de nos auteurs publiés sous d’autres cieux, ne sont pas appliqués. Au Togo, il n’existe pas une maison créee par l’Etat, depuis la disparition des Nouvelles Edition Africaines. Les maisons d’éditions privées disparaissent avec leurs créateurs. Alors que fait le Togo pour ses écrivains? Ce billet de Kodzo Adzewoda VONDOLY y répond mieux que moi.

En musique, depuis toujours le Togo a rayonné à travers de grands noms comme Bella Bellow, Ouyi Tassane, Akofa Akoussa… Et aujourd’hui, les Toofan, King Mensah ou encore Jimi Hope font la renommée internationale du pays. D’autres secteurs comme la danse, les arts visuels, le théâtre… sont aussi laissés pour compte. Mais que fait l’état togolais pour ses artistes? R I E N. Même pas une petite aide qui leur permettrait de vivre de leur art.

Alors Monsieur Yacoubou Hamadou, à quand une vraie politique culturelle au Togo? Même Haïti secoué par le séisme ne s’est pas arrêté, culturellement parlant. Alors pourquoi pas nous? Pourquoi ne pas tout simplement copier sur les autres si ne ne sommes pas inventifs? Monsieur Hamadou Yacoubou, réveillez-vous ou démissionnez du ministère de la culture pour le bien du Togo.

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