
© Sokey Edorh
Je n’avais pas imaginé que tu perdrais la tête si aisément, mon cœur. Je t’avais juste dit : « il me plaît ». Tu me connais, mon rapport à la réalité des choses est aussi volatil que l’essence de mes résolutions même. J’ai du temps devant moi, j’ai l’âge de tous les dangers, de toutes les audaces, et tu es celui qui m’a le plus mené loin dans la conquête du plaisir.
Le libertinage est un don, étonnant c’est vrai, mais grâce tout de même, une force de caractère, m’as-tu toujours répété. J’ai toujours cru que tu étais de l’étoffe dont on fait les meilleurs épicuriens. Dans la chambre cette nuit-là, je me suis laissé aller, sans retenue. Et encore, tu ne sais pas tout de ce qui s’est dit entre lui et moi, une fois que tu eusses raccroché. Tu m’avais dit : « Rico te plaît ? Tu peux y aller. » Lire la suite »